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"Dominique Bussereau, comme elle (ND Maxime Bono : Ségolène Royal) élu de Poitou-Charentes, s'est montré sévère envers Royal. Il a dénoncé «un
comportement de vautour indécent», en rappelant la visite qu'elle avait effectuée à La Rochelle, après le suicide en décembre du patron des chantiers navals Gamelin. «Dès qu'il y a un peu de
sang et qu'elle peut mettre en cause l'État, elle vient traîner ses guêtres sans que personne ne l'invite», a-t-il ironisé. (le Figaro)
Les mots ont un sens, tout homme politique le sait et c’est l’un des exercices les plus difficiles que de ne pas franchir la ligne qui sépare la critique sévère de
la critique ignominieuse. A l’évidence les derniers propos attribués à Mr Bussereau ont franchis la ligne.
Outre les noms d’oiseau qui n’élèvent pas le débat politique, la référence à l’entreprise Gamelin est du plus mauvais goût.
Ainsi désormais tout témoignage de solidarité serait assimilable à basses manœuvres….. pitoyable de la part d’un membre d’un gouvernement pour qui la compassion tient lieu de politique !
J’étais présent dans l’entreprise Gamelin lors de la visite de Ségolène Royal. Ce fut une riche réunion de travail qui permit à chacun de mieux comprendre un sujet à la fois complexe et douloureux.
Les propos tenus à ce sujet sont simplement irresponsables….
Irresponsables s’agissant d’un Président de Conseil Général dont on pourrait penser qu’il soit amené à travailler avec la Présidente de Région…. Est-ce possible après de telles insultes ?
Irresponsables de la part d’un membre du gouvernement dont on pourrait attendre plus de retenue.
Irresponsables…. A moins qu’ils ne traduisent simplement la dérive autoritaire qui prévaut aujourd’hui dans notre pays et qui nie toute légitimité à tout autre pouvoir que le sien.
On pensait Mr Bussereau démocrate, on peut désormais en douter.
Mais ces coups de mentons ne trompent plus personne : la politique du département est pour le moins illisible, voire invisible, le pays s’enfonce dans une crise créée par les ultras libéraux qui nous gouvernent, leurs insultes ne sont que l’aveu de leur impuissance.
Au prétexte d’obstruction, la discussion de l’article 13 du projet de loi réformant les conditions du travail parlementaire n’a
pas eu lieu. Un véritable « coup d’état réglementaire « de l’UMP a privé les députés de l’opposition du droit de s’exprimer.
Voici, à partir des notes que j’avais préparées, ce qu’à peu de choses
prés, j’aurais déclaré si la parole nous avait été laisée.
Je vous laisse juges …
Ce propos relève-t-il véritablement d’une volonté d’obstruction néfaste? :
Monsieur le Président,· Mes Chers Collègues,
Vous nous reprochez d'avoir demandé la discussion de l'article 13 et dans le même temps d'en demander la suppression.
Vous voyez là une manoeuvre d'obstruction et M.Goasguen y voit, lui, un paradoxe irritant.
Je sais bien que les paradoxes irritent toujours ceux qui ne parviennent pas à les résoudre, mais celui-ci, peut l'être rapidement et simplement.
Que défendons-nous en demandant la suppression de cet article 13?
Tout simplement, le droit individuel d'amendement.
Certes le projet, cet article tel qu'il est rédigé ne crée pas en lui-même, le « temps guillotine », mais il construit le cadre qui permettrait à notre Assemblée de l'instituer dans notre règlement intérieur.
Alors bien sûr, M. Le Président de l'Assemblée nationale clame un peu partout qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, que des solutions de consensus pourront être trouvées lors de l'élaboration du règlement.
Et bien, mes chers collègues, les propos nous avons entendus dans cet hémicycle tout au long des journées, de ces longues journées, au cours desquelles, inlassablement, nous avons tenté de nous convaincre de ne pas risquer la remise en cause ce droit individuel d'amendement, fondateur de notre liberté de parlementaire.
Et bien, disais-je, les propos que nous avons entendus venant de certains d'entre vous, et la façon ... peu obligeante dont ont été conduits les débats , ne nous inclinent pas à vous croire sur parole.
Non! Nous pensons , comme Monsieur Copé l'a laissé percer dans plusieurs de ses interventions, que vous n'avez aucunement l'intention d'amender cet article 13.
Même si vous en avez le pouvoir, nous avons le sentiment que vous vous efforcerez de le faire appliquer dans toute sa rigueur lors de la rédaction de notre règlement intérieur.
Vous nous dites « discutons, et de la discussion viendront les propositions ....
Nous pourrons peut-être trouver un terrain d’entente les modalités d’application de l’article 13. »
C'est une volonté bien hésitante que celle qui reste hypothétique...
Et c'est pour cette raison que nous demandons l'abrogation pure et simple de l'article 13.
Pourtant, pourtant.... Une voie de solution vous a été proposée par Jean-Marc Ayrault :
Il suffirait d'établir une sorte de parallélisme des formes.
De la même façon que l'article 49-3 n'a pas été supprimé mais simplement limité, le droit individuel d'amendement se trouverait préservé, s’il pouvait être dérogé à l'article 13.
Dans un certain nombre de cas dont il conviendrait que nous puissions discuter sereinement, hors de cet hémicycle et loin de l’esprit qui, semble t-il , vous anime dans la discussion de ce texte, chaque groupe disposerait d’une deux ou trois possibilité de demander que l’article 13 ne puisse s’appliquer; désormais les promesses de couloir ne suffiront plus.
Car lorsque l'on mesure le sort funeste que vous avez fait subir au droit de résolution dès les premiers articles du texte, on ne peut que nourrir de véritables inquiétudes sur vos véritables intentions.
Voilà pourquoi, mes chers collègues, il me semble sage à cet instant du débat de demander la suppression pure et simple de l’article 13 de ce projet de loi.
Clip du PS sur le droit d’amendement
Vidéo envoyée par Rive-gauche
Le droit d'amendement pour un député, c'est l'équivalent de la liberté du droit d'expression pour un citoyen. Finirons-nous tous muselés ? Dans ce clip Jean-Marc Ayrault montre les batailles gagnées grâce au droit d'amendement.
A l’automne de l’année dernière, les enseignants des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) s’étaient fortement mobilisés et m’avaient fait part du courrier qu’ils avaient transmis à l’Inspecteur d’Académie de Charente-Maritime, le premier de France à avoir demandé aux enseignants la mise en place de la « sédentarisation ».
Le ministre Xavier Darcos a récemment revu sa copie en envisageant de ne supprimer « que » 1500 postes de RASED au lieu des 3000 annoncés. Il s’agit a priori d’une victoire pour les enseignants mobilisés.
Toutefois, ce recul ministériel n’est-il pas un trompe l’œil ?
En effet, le ministère n’a, à ce jour, toujours pas apporté d’explication quant au terme « sédentarisation », censé qualifier des enseignants qui interviennent dans plusieurs écoles d’un secteur pendant le temps scolaire. Cette réponse, pour le moins partielle, révèle donc le cœur du problème : les choix gouvernementaux sont donc justifiés par des raisons exclusivement économiques ; et ce n’est donc pas un quelconque projet pédagogique visant à lutter contre l’échec scolaire qui anime le Ministre Darcos.
Par ailleurs, la suppression des 1500 postes revendiquée par le Ministre ne compensera probablement pas le nombre de départs à la retraite dans les classes, impliquant un taux d’encadrement dans les écoles plus faibles, alors même qu’il s’agit d’élèves en difficulté d’ordre scolaire ou comportemental.
L’apparent recul de Xavier Darcos ne soulage en rien les inquiétudes que nous partageons avec la communauté éducative et les parents d’élèves.
L’Education Nationale a besoin d’une réforme globale, qui ne doit surtout pas être animée par de simples raisons budgétaires. Il s’agit d’un pari sur l’avenir beaucoup trop dangereux.
C’est pour toutes ces raisons que nous soutenons l’appel des formations syndicales à la mobilisation samedi 17 janvier, à 15h, Place de Verdun.
Le grand froid qui s’abat sur l’hexagone depuis quelques semaines, par delà l’inconfort qu’il cause, nous renvoie cette année encore et de manière brutale à la situation douloureuse et dangereuse des sans abris, problématique liée à la pénurie de logements.
Madame la ministre Christine Boutin ne s’en sort pas car le problème est vaste et les solutions et les moyens apportés par le gouvernement ne sont ni adaptés ni à la hauteur des besoins, volontairement sous-estimés.
La chute des températures met le gouvernement face à son incapacité à traiter le problème des sans abris et des mal logés. Or comme le déclarait Jean-Baptiste Eyraud, porte parole du DAL (Droit au Logement) « Madame Boutin confond logement et hébergement ».
En effet, devant l’ampleur de la tâche et la dégradation très rapide de la situation sociale de notre pays, la Ministre se montre incapable d’apporter les bonnes solutions, paraissant acculée à une sorte de gestion de crise et de l’urgence qui pourtant n’est pas nouvelle.
Confrontée à l’urgence de loger les sans logis Madame Boutin demande aux mal logés de rester là où ils sont dans un silence religieux, tandis qu’elle considère avec une inquiétude inavouée l’application de la loi DALO dont les commissions de médiation seront mises en place dès ce mois de janvier. Mais la résistance s’est organisée et travailleurs immigrés avec papiers mal logés se sont installés en décembre, rue de la Banque à Paris soutenus par le DAL, demandant la réquisition de bâtiments inoccupés depuis 4 ans.
Particulièrement exposés ces temps-ci, les SDF pour lesquels des places ont été ouvertes dans des centres d’accueil, quasi obligation leur fut faite de s’y rendre. Devant le tollé provoqué par le caractère obligatoire qu’à voulu en faire la Dame, le Premier Ministre s’est vu contraint de tempérer les propos de sa ministre.
De nombreux SDF ne souhaitent pas aller dans ces centres où malgré la chaleur ils ne se sentent ni en sécurité ni à leur aise et préfèrent rester au péril de leur vie dans la rue. Mais que l’on se rassure Madame Boutin a déclaré le 29 décembre après le décès de deux SDF qu’elle se sentait « responsable, comme tous les français » de « la précarité et de la désocialisation ». Etonnant de constater qu’un ministre de la république n’ait pas plus de capacité à traiter les problèmes de la nation qu’un simple citoyen !
A cela s’ajoute la pénurie de logements à laquelle sont confrontés de nombreux ménages, liée à l’accumulation depuis une vingtaine d’année de petits déficits annuels qui font qu’il manque un million de logements. Ce million de logements répondrait à l’ensemble des besoins actuels, ceux des sans logis et des mal logés.
Aujourd’hui les chiffres de la construction sont inquiétants. Pour la 1ère fois depuis 3 ans, le seuil des 400 000 mises en chantier n’a pas été atteint alors que l’objectif du gouvernement était de 500 000 logements par an. En 2007, 427 000 logements ont été mis en chantier ; la production est tombée à 370 000 pour 2008 et sera inférieure à 330 000 en 2009, soit approximativement la production de 1993.
L’observatoire du groupe Caisses d’Epargne vient de montrer qu’il faut désormais compter en moyenne 4 années de revenus pour rembourser son logement, contre 2,5 entre 1995 et 2005. Cette augmentation des prix a pour conséquence un blocage complet de la chaîne du logement. Or s’il n’y a pas d’accession possible au logement privé du fait des prix, cela a pour conséquence une sclérose du logement social qui joue donc moins bien son rôle d’accueil des jeunes et de sas d’insertion dans un cadre de mixité. Dès lors les plus modestes, les plus pauvres, les moins bien intégrés n’ont plus de place dans la chaîne du logement.
Malgré ce constat avéré et validé par tous, le projet de loi de fiances 2009 se révèle largement en deçà de l’urgence des besoins des français. Madame Boutin elle-même a avoué lors d’une interview que son budget avait été amputé de plus de 6 % !
Pour les collectivités locales qui souhaitent piloter des programmes de construction de logements sociaux, la route est plus que tortueuse en raison du nombre d’échelons administratifs qui constitue plutôt un frein qu’un moteur à la production de logements. Les maires ont le droit à la construction, les départements ont l’aide sociale, les régions le foncier, l’Etat l’aide à la pierre et à la personne et l’Europe pour certains grands projets.
Malgré ces difficultés l’agglomération de la Rochelle en partenariat avec les organismes publics et privés du territoire, a pu livrer entre 2000 et 2008 près de 1000 logements sociaux dont 573 sur la Ville de la Rochelle.
S’agissant de nos projets d’avenir, la Communauté d’Agglomération a adopté le 19 décembre 2008, le Programme local de l’habitat 2009-2014 qui donnera aux communes
les moyens d’accueillir de nouveaux habitants. Nous souhaitons permettre à chaque habitant d’occuper un logement adapté à sa situation financière et favoriser la mixité sociale. Nous avons obtenu
des promoteurs la production de logements à loyers modérés au sein de leurs programmes immobiliers privés...