Avant-hier, à Versailles, j'ai assisté aux minutes de discours les plus chères de la 5ème république.
Environ 4000e la minute pour quoi finalement?
Nous nous attendions au moins à un discours un tant soit peu réaliste et nous avons entendu une succession de lieux communs... loin des considérations des français :
"La crise n'est pas finie et on ne sait pas quand elle se terminera
"Il faudra que tout soit mis sur la table l'âge de la retraite la durée de cotisation et la pénibilité"
"Il faut que l'on propose une solution à tous les adolescents qui sortent du système scolaire à 16 ans sans rien "
Certains disent avoir entendu un discours de premier ministre,j 'ai la sensation d'avoir entendu le propos d'un candidat bien peu inspiré, celui d'un Président dépassé par la crise. Celui de
quelqu'un qui n'aurait finalement pas conscience des réalités du terrain, qui laisserait les français au pied du mur sans proposition réaliste.
Reste l'annonce, "tonitruante" de cet emprunt qui nous épargnerait une augmentation d'impôts et serait une action contre la crise. Dans la situation actuelle, ce n'est que reculer
pour mieux sauter, emprunter pour mieux faire payer aux générations futures les déboires de nos écarts.
Monsieur Sarkozy nous a offert hier un discours malheureusement dénué de méthode, désespérément exempt de solutions, nous laissant dans un brouillard dont il saura,
quand l'occasion s'en présentera, rejeter la responsabilité sur le premier venu...
Je vous laisse d'ailleurs juges, au regard du remaniement ministériel entrepris, de la capacité de notre Président à véritablement agir sur le fond plutôt que bruire sur la
forme.